Dr Dominique Chatton

Formation:
• Docteur en médecine de l’Université de Genève
• Psychiatre et psychothérapeute diplômé de la Fédération des Médecins Suisses (FMH)
• Diplôme Inter-Universitaire (DIU) en Sexologie Clinique de l’Université Claude-Bernard Lyon 1
• Certificat de formation à l’Approche Sexocorporelle (Prof. Jean Yves Desjardins)
• Certificat de la formation continue en thérapie de famille de l’Université de Genève
• Formation en Analyse Bioénergétique de l’International Institut for Bioenergetic Analysis (IIBA).

Enseignement:
• Formateur en Approche Sexocorporelle, organisateur à Genève
• Formateur dans les séminaires tout public « Vivre en Amour », organisateur à Genève
• Superviseur en Approche Sexocorporelle
• Co-directeur de modules au Certificat de sexologie clinique de la formation continue de l’Université de Genève
• Cours au Certificat européen de sexologie clinique de l’Université de Louvain la-Neuve en Belgique
• Co-directeur du module de sexologie pour sages-femmes de la Haute Ecole de Santé de Genève

Appartenance:
• Membre fondateur et président depuis sa fondation de l’Institut Sexocorporel International – Jean-Yves Desjardins (ISI)
• Membre titulaire de l’Association des Sexologues Cliniciens Francophones (ASCliF)
• Membre titulaire de l’Association Inter-Hospitalo-Universitaire de Sexologie (AIHUS)
• Membre individuel de l’Association Mondiale pour la Santé Sexuelle (WAS)

Spécialiste
Chez l’homme, des traitements des:
• troubles de l’éjaculation trop rapide
• troubles de l’éjaculation retardée ou bloquée
• troubles de l’érection
• troubles du désir sexuel
• difficultés à se sentir un homme, y compris transsexualisme
• difficulté en lien avec l’orientation sexuelle
• problèmes de compulsions sexuelles (Don Juanisme, exhibitionnisme, pédophilie compulsive, etc.)
• problèmes de pédophilie non psychopathique

Chez la femme, des traitements des:
• troubles de l’excitation sexuelle
• difficultés à atteindre l’orgasme dans les rapports sexuels
• troubles du désir sexuel
• douleurs lors de la pénétration (vaginisme et dyspareunie)
• difficultés à se sentir une femme, y compris transsexualisme
• difficulté en lien avec l’orientation sexuelle

Domaines de recherche clinique, en collaboration étroite avec le Prof. Jean Yves Desjardins:
• éjaculation précoce, mécanismes et traitements
• traitement des troubles du sentiment d’appartenance, jusqu’au transsexualisme
• traitement de la pédophilie compulsive
• élaboration d’un modèle de développement sexuel chez l’être humain, cohérent avec les observations

Informations importantes en cas de demande de consultation

Evaluation
La première séance d’évaluation sexologique dure en général une heure et demie à deux heures, afin de faire le tour du problème. Une deuxième séance, plus courte, est souvent nécessaire pour compléter l’évaluation par des observations et réflexions faites entretemps par le patient, à partir des connaissances acquises lors de la première séance.
Cette évaluation est très globale (incluant les sphères biologiques, de la psychologie individuelle, du couple et du social), mais, à la différence d’autres approches des troubles sexuels, elle inclut une évaluation très précise de la fonction d’excitation sexuelle. En effet, treize composantes de la santé sexuelle sont évaluées de manière plus ou moins approfondie selon les cas.
L’évaluation débouche sur un diagnostic fonctionnel global, mais précis, permettant d’expliquer la difficulté sexuelle rencontrée et de jeter les bases concrètes à un projet thérapeutique.

Traitement par l’Approche Sexocorporelle
Après s’être mis d’accord sur ce projet, patient et thérapeute entreprennent la démarche thérapeutique proprement dite. Le traitement passera en général par de nouveaux apprentissages dans la gestion de l’excitation sexuelle, associés à un travail psychothérapeutique global (cognitif, fantasmatique, relationnel, etc.) si relevant, en fonction des éléments perçus lors de l’évaluation.
Nous partons en effet de la constatation que la sexualité est en quelque sorte un « art corporel ». Elle se développe au cours de la vie, par des apprentissages spécifiques que la thérapie va permettre de faire au patient, en s’appuyant sur ses acquisitions préalables.
Comme dans tout art corporel, par exemple la danse, le chant ou le jeu d’un instrument de musique, les apprentissages se feront au niveau des connaissances, et aussi à celui de l’acquisition de bonnes compétences dans les mouvements corporels permettant à l’excitation sexuelle de se développer de manière harmonieuse et plaisante pour la personne. Il est important de préciser que les exercices corporels impliquant une excitation sexuelle seront faits en privé par le patient et en aucun cas au cabinet médical.
Attention, les exercices nécessaires aux apprentissages visent à développer une capacité à être, à exister, à vivre d’une manière épanouie sa vie sexuelle. Le processus thérapeutique dans son ensemble va bien au-delà d’un simple apprentissage gymnique et visent à ce que l patient devienne l’interprète sensible de sa vie sexuelle, plutôt qu’un technicien.
Comme en musique, on fait ses gammes et on apprend ensuite ses morceaux. Puis, lors de leur interprétation, il y a un lâcher-prise de ses émotions, en s’appuyant en confiance sur la technique apprise, pour son plus grand plaisir comme interprète et pour celui des auditeurs. Il n’en va pas différemment dans le développement de sa sexualité, même s’il est vrai que « le concert » se donne en général à guichet fermé, les deux interprètes étant aussi le seul public !

Durée du traitement
La durée d’un traitement dépendra du trouble spécifique et de l’investissement du patient dans sa thérapie.
En règle générale (il y a malheureusement toujours des exceptions !):
• Les problèmes d’éjaculation trop rapide nécessitent de cinq à dix séances, rarement au-delà de vingt.
• Les problèmes liés au sentiment d’appartenance à son sexe biologique, ceux liés à l’orientation sexuelle et ceux liés à la pédophilie nécessitent le plus de temps, soit de 50 à 80 séances réparties sur un à deux ans.
• Les autres problèmes, en fonction de leur complexité, nécessiteront des traitements de durées moyennes, soit entre 20 à 30-35 séances.
Ces chiffres représentent des moyennes. Ils sont grandement influencés par la capacité du patient à donner des informations précises sur son fonctionnement sexuel lors de l’évaluation puis par la suite dans le début de la thérapie, ainsi que par sa motivation et sa persévérance dans les apprentissages indispensables au développement d’une meilleure santé sexuelle.

Bibliographie
Chatton D, Desjardins J-Y, Desjardins L, Tremblay M. La sexologie clinique basée sur un modèle de santé sexuelle. Psychothérapies 2005; 25(1): 3-19.


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